Ce qu’il faut retenir
- J’ai relié Claude à ma montre connectée en lecture seule via mon propre outil MCP, garantissant un accès sécurisé et réversible aux données.
- L’intelligence artificielle n’est pas censée remplacer un coach ou un nutritionniste ; elle se limite à analyser les indicateurs (sommeil, fréquence cardiaque, poids) pour proposer un micro‑ajustement de l’entraînement.
- Après une cinquantaine de jours d’entraînement continu, les données ont révélé une accumulation de fatigue non détectée, ce qui a conduit à instaurer un « deload » lorsqu’un ensemble de signaux (sommeil court, fréquence cardiaque élevée, séance précédente intensive) était défavorable.
- Chaque matin, Claude examine les relevés de la veille et délivre un verdict simple : « c’est bon, tu peux y aller » ou « attention, lève le pied », permettant d’ajuster l’intensité avant même de commencer la séance.
- Les décisions nutritionnelles et la structuration globale du programme restent entièrement humaines ; l’IA ne fournit que des alertes basées sur les données, alors que le plan d’entraînement et l’alimentation sont conçus avec un nutritionniste et une méthode de paliers.
Résumé généré par IA
J’ai connecté Claude aux données de ma montre connectée, en lecture seule via un outil MCP que j’ai construit moi-même, pour transformer des relevés bruts et souvent flous en un verdict simple avant chaque séance : j’y vais normalement, ou je lève le pied.
Petite parenthèse aujourd’hui : pourquoi est-ce que j’ai donné à Claude, à ChatGPT (et à d’autres) la possibilité d’utiliser les données de ma montre connectée ? Autant le dire tout de suite : l’idée n’est pas de remplacer un coach sportif, un nutritionniste ou qui que ce soit d’autre. C’est simplement d’utiliser correctement les données que ma montre récolte déjà, plutôt que de les laisser dormir au poignet.
- Le problème de départ
- Un accès strictement en lecture, via MCP
- Ce que cette IA ne remplace pas
- Cinquante jours, et une baisse que je n’ai pas vue venir
- Comment l’analyse quotidienne fonctionne
- Ce que l’IA ne décide jamais
- Comment je construis mon programme moi-même
Le problème de départ : des données de montre connectée trop floues
Je fais du sport tous les jours, une montre connectée au poignet en permanence, et le souci, c’est que les relevés sont parfois flous : on ne sait pas toujours vraiment à quoi ils correspondent. Je me suis dit que si j’arrivais à récupérer ces données correctement, je serais peut-être plus efficace pendant mes séances, ou en tout cas plus attentif à ce qu’elles racontent.
La montre capte le sommeil, la fréquence cardiaque et d’autres indicateurs. Ajoute à ça ma balance connectée, qui me donne mon poids et autre. Je me suis dit qu’il y avait peut-être quelque chose d’intéressant à tirer de tout ça réuni au même endroit, pour m’aider à progresser au mieux dans ma pratique.
Un accès strictement en lecture, via mon outil MCP
Avant de donner un vrai accès à ma montre, j’ai commencé par passer par mon propre outil MCP : c’est lui qui va chercher les données, jamais l’agent directement. Concrètement, l’agent n’a jamais la possibilité d’agir sur ma montre : aucune action possible, juste de la lecture. Rien que ça, côté sécurité, c’est déjà beaucoup plus solide. Et si demain je veux couper l’accès, je le fais sans problème.

Ce que cette IA ne remplace pas
Cette IA ne touche ni à la nutrition précise, ni aux douleurs chroniques, ni aux douleurs pendant une séance : sur ces sujets, il faut voir un médecin, un nutritionniste ou un kiné du sport, de vrais spécialistes capables de cibler le problème et de t’aider. Ce dont je parle ici, c’est d’un simple microajustement au fil de ma pratique, pas d’un diagnostic ni d’un traitement.
Cinquante jours de suite, et une baisse que je n’ai pas vue venir
J’ai fait à peu près une cinquantaine de jours d’activité physique quotidienne, bien avant de connecter mon agent à ma montre, et ma pratique a commencé à décliner sans que je m’en rende vraiment compte : moins de répétitions, moins de mouvements propres, moins de justesse dans l’exécution. La fatigue s’accumulait.
En clair : j’en avais trop fait, et je n’avais pas laissé assez de repos à mon corps. Cette info, ma montre l’avait déjà quelque part : des petits marqueurs « attention » s’affichaient. Sauf que, lire les données d’une montre, ce n’est pas toujours clair. C’est là, sous les yeux, présenté joliment (« tu as bien dormi », te dit la montre), mais sans les marqueurs qui t’aideraient vraiment à moduler ta séance. Tu le vois, mais tu ne le vois pas vraiment.

Ce que je vivais sans le nommer correspond à ce que le sport appelle une accumulation de fatigue mal compensée par la récupération, un début de surentraînement. On peut trouver de l’info, des docs, des métas-analyse etc. qui en parle et si vous avez le courage c’est ici.

Depuis, quand plusieurs signaux sont mauvais en même temps (séance exigeante la veille, sommeil court, fréquence cardiaque de repos plus haute que d’habitude), je préfère lever le pied quelques jours. C’est, sans le formaliser autant, ce que des pratiquants plus expérimentés appellent un deload : une période où on baisse volontairement le volume pour laisser le corps encaisser.
Comment l’analyse quotidienne fonctionne concrètement
Depuis que l’agent est connecté, chaque jour il analyse mes données de la veille : ma séance, mon sommeil, ma fréquence cardiaque. Si tout est cohérent, pas de souci, je continue ma séance du jour comme prévu.
Ce n’est toujours pas un coach qui va corriger mes mouvements pendant la séance, ça reste hors sujet ici. Je me répète je le sais, mais c’est surtout pour les petits malins qui s’imagineraient pouvoir complètement remplacer un coach sportif via un agent IA. La seule chose que vous allez obtenir, c’est quelque chose d’incohérent, de non ciblé pour ce que vous voulez faire. Et dans la finalité, vous obtiendrez plus de problèmes que de solutions.
Mais si la séance de la veille m’a demandé beaucoup d’énergie et qu’en plus j’ai mal dormi, le système déclenche une petite alerte. Il me dit qu’il faudrait peut-être lever le pied, ou m’échauffer davantage. En vrai, c’est juste du bon sens, mais mis en avant avant même de commencer ma séance : « regarde, t’as mal dormi, t’as pas mal forcé hier, vas-y doucement. » Le simple fait de le savoir, d’en prendre conscience, ça suffit à faire attention.
En plus de ça, ce que je trouve intéressant, c’est que le ressenti qu’on peut avoir face à l’activité sportive d’un jour à l’autre n’est pas forcément la même. et même si le corps envoie des alertes, on est pas forcément à l’écoute et des fois on pourrait tout simplement se dire, il faut le faire et ce n’est pas grave. Là au moins j’ai des réelles données qui me permettent d’ajuster.
Ce que l’IA ne décide jamais
Ce que Claude ou ChatGPT ne font pas, en revanche : me dire quoi manger. Et si jamais ils essayaient, je ne les écouterais pas de toute façon !
- Ils ne me disent pas quoi manger,
- Ils ne me disent pas non plus quand m’entraîner ni comment structurer mes séances : ça, c’est moi qui l’ai construit.
Je leur demande juste d’analyser ce que j’ai fait, comment j’ai dormi, ce que dit ma montre, et de me renvoyer un verdict simple : « c’est bon, tu peux y aller » ou « attention, la montre a repéré un truc ». Ce microajustement, c’est ce qui me permet de savoir, pendant mes phases sportives, quand je peux me donner à fond et quand je dois lever le pied afin d’ajuster au mieux.
Je me doute que les personnes qui pratiquent depuis des années ont déjà ce réflexe, et qu’elles ont peut-être plus conscience du coût de l’activité physique sur le corps et de tous les contrecoups que ça peut engendrer. Mais avoir un peu plus d’info sous la main, ça ne fait jamais de mal et comme c’est une donnée que j’avais déjà sur ma montre, je l’utilise juste plus intelligemment plutôt que de la laisser dormir au poignet.
Comment je construis mon programme moi-même : nutritionniste et méthode des paliers
Pour terminer (c’était censé être un article court, je sais 🙃) : si je ne remplace pas mon nutritionniste, c’est simplement que ce n’est pas l’objectif. Un vrai nutritionniste peut orienter et prendre en compte plein de paramètres (allergies, ce que vous aimez manger, problèmes de santés, etc.). Avant de me lancer, je suis allé en voir un : on a défini ensemble les grandes lignes et j’ai construit le reste moi-même. Pareil côté sport : je me suis renseigné de mon côté (livres), j’ai décidé comment je voulais m’entraîner, et le reste, c’est du test.
Un exemple : si je suis à un palier de 20 tractions, sur des séries de 3 à 4.

Si je veux passer à un nouvel exercice comme le muscle-up, je ne vais évidemment pas viser 20 répétitions d’entrée, ce serait juste infaisable à mon niveau. Ma méthode est simple : dès que j’attaque un nouvel exercice, je regarde jusqu’où je peux aller normalement. Ça devient mon palier de départ, et j’itère à partir de là.

Conclusion
Les données de ma montre connectée restent juste des marqueurs : un jour ça va, un jour ça va moins bien, et le lendemain j’ajuste en conséquence grâce à ce que mon IA en a lu la veille.

