Ce qu’il faut retenir
- Une réflexion approfondie avant de coder est essentielle : définir le besoin, remettre en question les choix techniques et tester les prompts avec Ollama permettent d’éviter les erreurs coûteuses et d’obtenir un plugin fiable.
- Le plugin s’intègre simplement à WordPress grâce à un bloc Gutenberg ou un bouton dans la sidebar, une clé API configurable et un prompt qui produit un résumé sous forme de liste à puces, éliminant la complexité de la détection de blocs.
- Cette solution offre un coût maîtrisé et une consommation faible en tokens, tout en restant entièrement native (wp_remote_post/wp_remote_get), garantissant compatibilité, flexibilité et absence de dépendances externes.
Résumé généré par IA
Dans cet article, je vous montre comment créer un plugin WordPress avec l’IA en partageant mon processus complet de conception d’un plugin de génération automatique de résumés d’articles avec Ollama. Vous découvrirez toutes les étapes, de l’idée initiale jusqu’au développement final, pour comprendre comment concevoir correctement avec l’intelligence artificielle.
Table des matières
- L’idée de départ du plugin
- Phase 1 : Réflexion initiale (état zéro)
- Phase 2 : Première remise en question
- Phase 3 : La solution se dessine
- Phase 4 : Structuration de la solution
- Phase 5 : Premier test réel avec Ollama
- Phase 6 : Avantages de la solution
- Phase 7 : Temps de réflexion nécessaire
- Phase 8 : Reprise et structure technique
- Phase 9 : Développement avec Claude
L’idée de départ du plugin
L’application que j’ai mise en place pour suivre mon fil d’actualité m’a donné une idée intéressante pour créer un plugin WordPress avec l’IA. En utilisant les résumés avec Ollama, j’ai vu que c’était assez simple et que ça ne consommait pas énormément de tokens.
Je me suis dit que ce serait pas mal si ces résumés pouvaient être réalisés directement dans WordPress. Le concept est simple :
- Créer un plugin qui se greffe sur WordPress
- Permettre de générer des résumés d’articles automatiquement
- Utiliser une clé API configurable comme pour mon application de news
- Ajouter un petit bloc pour générer le contenu du résumé
L’objectif principal était de préciser un prompt en amont, configurable au niveau de WordPress. Une fois le bloc mis dans un article, on pourrait générer le résumé avec un bouton, ce qui permettrait de résumer tout le contenu sans trop de prise de tête.

Phase 1 : Réflexion initiale (état zéro)
Aujourd’hui, au moment où j’écris ces lignes, je n’ai pas encore conçu quoi que ce soit. Je veux partager avec vous comment créer un plugin WordPress avec l’IA en montrant toute ma démarche : quels éléments je mets en place, comment et pourquoi.
Je suis à l’état zéro, il n’y a rien en place. Voici tout ce dont j’ai besoin :
- Connexion API à Ollama : le cœur du système
- Clé API configurable : chaque utilisateur doit pouvoir mettre la sienne ? ou global ?
- Un bloc Gutenberg : pour générer le résumé
- Configuration du prompt : pour structurer le résumé comme souhaité
- Fonction de test : toujours important avant de déployer
- Positionnement du bloc : flexible mais en général en haut de page
Phase 2 : Première remise en question
En réfléchissant plus profondément, je me rends compte qu’un bloc custom pose problème. Créer un bloc Gutenberg personnalisé signifie maintenance supplémentaire, et l’idée ici c’est de faciliter la vie à tout le monde.

Je réfléchis donc à comment faire autrement. Peut-être que la réponse se trouve dans la sidebar de WordPress, au niveau du contenu. Par exemple :
- Rajouter un bouton au niveau de l’extrait pour générer un résumé
- Détecter les blocs Gutenberg disponibles dans le contenu
- Charger le résumé dans ces blocs existants
Mais cette approche pose encore des questions : il faudrait récupérer toutes les clés et propriétés pour savoir où injecter du texte. Est-ce qu’on veut avoir la même structure dans tous nos articles ? C’est là que l’approche pour créer un plugin WordPress avec l’IA doit être repensée.
L’importance de remettre en question ses choix initiaux
Cette phase illustre parfaitement pourquoi il est crucial de ne pas se précipiter dans le code. Quand vous voulez créer des blocs Gutenberg personnalisés, posez-vous toujours la question de la maintenance à long terme.

Phase 3 : La solution se dessine
En parlant à voix haute (pour information, je fais ma prise note en transcription, j’aime beaucoup cette façon de travailler), une idée émerge pour créer le plugin de manière plus élégante.
La réponse est peut-être tout simplement d’indiquer dans le prompt le formatage.
Voici le raisonnement :
- Au niveau de la configuration du plugin, après avoir mis la clé API et fait un test
- On pourrait dire : « Je veux un résumé sous forme de liste à puce »
- L’éditeur Gutenberg est bien conçu : si vous lui envoyez une liste à puce, il sait la formater
- Dans le prompt, on indique au LLM comment structurer le résumé
Pour du résumé et un peu de raisonnement, un modèle GPT OSS sera largement suffisant. C’est une structure simple qu’on pourra insérer en tête de l’article au moment de la génération.
Pourquoi cette approche fonctionne
En laissant Gutenberg gérer le formatage automatiquement, on évite toute la complexité de la détection de blocs. C’est exactement ce que je veux : privilégier la simplicité.
Phase 4 : Structuration de la solution
À ce stade, j’ai une réflexion plutôt solide pour créer le plugin. Voici la structure complète :
Page d’options
- Champ pour la clé API
- Possibilité de choisir le modèle (à garder pour la fin) 🧙
- Configuration du prompt avec possibilité de test
Interface dans l’éditeur
- Un bouton dans la sidebar WordPress : « Générer un résumé en tête d’article »
- Workflow : clic → envoi à Ollama → retour → injection dans l’article
Sécurité utilisateur
- Possibilité de valider ou refuser l’ajout
- Important car la génération pourrait échouer et bousiller l’article
- Option de retour en arrière
À ce stade, je pense avoir tous les éléments pour commencer le développement. Une fois dans l’éditeur avec le contenu injecté, rien n’empêche de modifier le texte, l’ajuster, rajouter des couleurs ou un cadre.
Phase 5 : Premier test réel avec Ollama
J’ai fait un premier test concret pour valider l’approche. Avec Ollama, sur ma machine, j’ai copié le code Gutenberg généré par WordPress en entier et demandé un résumé.
Résultat initial : un gros résumé en plusieurs parties. Clairement pas ce que j’attendais.
Je me dis que les utilisateurs vont faire exactement comme moi : demander le résumé sans savoir comment formuler le prompt. Il fallait ajuster !
Optimisation du prompt
J’ai remodifié mon prompt : « Je veux juste un résumé de mon article en liste à puce, 6 points max. » Et là, résultat beaucoup plus intéressant.
Nouvelle idée importante : Au niveau du réglage du plugin, il faut avoir des exemples de prompts qui fonctionnent. En donnant des listes à puce et des restrictions, le résumé généré sera pertinent.
Cette phase de test est cruciale quand vous voulez créer avec l’IA : toujours tester avec des cas réels avant de développer l’interface finale.
Phase 6 : Avantages de la solution
Ce qui est particulièrement intéressant, ce sont les avantages pour les utilisateurs finaux :
- Coût maîtrisé : Chaque site utilise sa propre clé API
- Ollama gratuit : Dans son utilisation classique, pas de frais supplémentaires
- Consommation faible : Demander des résumés ne consomme pas énormément de quota (en fonction du model)
- Flexibilité : Possibilité d’utiliser différents modèles selon les besoins
Détails sur les quotas Ollama
Pour rappel, les quotas d’Ollama permettent une utilisation toutes les cinq heures. Vous pouvez être notifié quand vous atteignez l’usage complet. Vous avez largement de quoi faire pour générer des résumés sans vous prendre la tête.
C’est un avantage non négligeable quand on veut utiliser Ollama pour des projets.
Si vous voulez des chiffres, avec mon application de feed (un article arrive 🥷) + les tests du plugin, j’ai fait plus de 250 résumés d’articles -> je n’ai jamais atteint le quota 😁
Phase 7 : Temps de réflexion nécessaire
Je ne vais pas encore développer l’application immédiatement. Pourquoi ? Parce que créer un plugin avec l’IA nécessite une réflexion complète.
Je préfère avoir une journée supplémentaire tranquille pour :
- Laisser l’idée maturer dans un coin de ma tête
- Identifier d’éventuels points à ajuster
- Éviter les erreurs de conception coûteuses
C’est, je pense, la meilleure façon pour avoir un résultat qualitatif qui réponde vraiment à un besoin. Cette phase de recul est souvent négligée, mais elle est essentielle pour une création de qualité avec l’IA.

Phase 8 : Reprise et structure technique
Deux-trois jours après ma réflexion initiale, j’ai retrouvé du temps pour commencer concrètement à créer mon plugin. J’ai relu tout ce que j’avais écrit : c’est plutôt pas mal, on a une bonne base.
Choix du front-end
Pour le front, je reste sur du natif. Pas de framework supplémentaire. Comme ça, les utilisateurs pourront utiliser ce qu’ils veulent.
On pourrait imaginer un bloc Gutenberg ul/li (block list) avec un background coloré pour différencier le résumé. Mais ça reste au libre choix de l’utilisateur.
Structure technique du plugin
Pour débuter, voici mes choix techniques :
- Namespaces : Pour une organisation claire du code
- Programmation orientée objet : Plus simple, clair, lisible et maintenable
- Documentation complète : Pour faciliter la maintenance future
- wp_remote_post/get : Utilisation des fonctions natives WordPress
L’idée est de contextualiser tout ce qu’on va avoir besoin. Ça lève tous les problèmes en amont. C’est ça qui est intéressant : quand vous voulez créer avec l’IA, avoir tout réfléchi permet un développement rapide sans doute ni blocage.
Phase 9 : Développement avec Claude
J’ai débuté le développement avec Claude. Je lui ai donné tout le contexte, tous mes besoins.
Changement technique important
Mon idée initiale d’utiliser Guzzle a été abandonnée. J’ai finalement opté pour ce qui est natif côté WordPress : wp_remote_post et wp_remote_get pour faire les appels API.
Avantages :
- Fonctionne nativement avec WordPress
- Bien géré par le core
- Pas de dépendance externe supplémentaire
- Garantie de compatibilité
Amélioration de l’expérience utilisateur
À ce stade, l’application est rapidement conçue. Je peux me concentrer sur l’utilisation et le rendu :
- Prompts pré-configurés : Plusieurs prompts préchargés pour guider l’utilisateur
- Interface back-office optimisée : Bouton clair, résultat visible, incorporation visuelle dans le contenu
Évolution de l’interface finale
Je suis parti au départ sur une génération dans la sidebar avec validation manuelle. Mais le rendu n’était pas celui attendu côté éditeur WordPress.
Solution finale : insert automatique en tête d’article avec possibilité d’activer/désactiver et de revenir en arrière si nécessaire. (et une petite mise en évidence dans le contenu juste pour le BO histoire de voir rapidement le résumé).
FAQ
Avec ma méthode, commencez par la réflexion, testez rapidement vos hypothèses, utilisez un assistant IA comme Claude pour le développement, et itérez sur l'interface. L'essentiel est de bien structurer votre réflexion avant de coder. On guide l'IA, on ne se laisse pas guider.
Un modèle GPT OSS suffit amplement pour générer des résumés d'articles. Ces modèles consomment peu de tokens et sont parfaits pour du résumé et un peu de raisonnement. Et au global, je conseille Ollama pour ce genre de tâche qui ne dépend pas d'une réflexion extrême. Inutile d'utiliser Claude, ChatGPT, etc., qui consomment bien plus.
Ollama est gratuit dans son utilisation classique. Les quotas permettent une utilisation toutes les cinq heures, ce qui est largement suffisant pour générer des résumés d'articles sans atteindre les limites.
Conclusion
Voici le résultat :

Ce projet illustre mon approche pour créer avec l’IA de manière professionnelle :
- Partir d’un besoin concret : Des résumés simples et rapides
- Réfléchir avant de coder : Prendre le temps de poser toutes les idées sur papier
- Remettre en question ses choix : Le bloc custom abandonné au profit d’une solution plus simple
- Tester rapidement : Le premier test avec Ollama révèle le besoin de prompts structurés
- Prendre du recul : Quelques jours pour laisser maturer l’idée
- Définir une architecture claire : Orientée objet, documentée, maintenable
- Collaborer avec l’IA : Utiliser Claude pour affiner les choix techniques
- Itérer sur l’UX : Passer d’une sidebar avec validation à un insert automatique
- Privilégier le natif : Utiliser wp_remote_post plutôt qu’une librairie externe
L’essentiel pour créer avec l’IA n’est pas de foncer tête baissée dans le code, mais de construire une réflexion solide qui permettra un développement rapide et efficace. L’IA devient alors un véritable partenaire de conception, pas juste un générateur de code.
Cette méthodologie est applicable à tout projet de développement.
La clé du succès réside dans la qualité de la réflexion initiale et la capacité à remettre en question ses choix pour trouver la solution la plus simple et maintenable.
L’IA est un outil pour atteindre un objectif, pas une fin en soit.
==> Le plugin bientôt disponible sur le repo WordPress 😍

